Description

  • Prix : Gratuit
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Paris, début dix-neuvième. Vivait là un homme nommé Claude Gueux, concubin d’une fille publique et père d’un enfant de cette fille. Un hiver, le feu et le pain manquèrent, l’homme vola, la fille et l’enfant en eurent pour trois jours et Claude, cinq ans de prison à la maison centrale de Clairvaux. La nuit au cachot, le jour à l’atelier.

Voici comment on recycle les détenus. Claude, fit peu de temps après son incarcération, la connaissance du directeur des ateliers, M-D. En accord avec le pénitencier, celui-ci est froid, stoïque, opiniâtre et semble adresser à Claude une hostilité particulière. Au bout de quelques mois, Claude acquis une certaine autorité sur la chiourme. Il génère une déformation autour de laquelle gravitent ses camarades. L’attraction qu’engendrent ces inégalités entre lui et les autres détenus est doublée du ressentiment des geôliers et en particulier de celui du directeur des ateliers. La ration attribuée aux détenus est insuffisante pour Claude, en effet il était grand mangeur. Voilà comment de la faim naît l’amitié : son pain et sa viande l’importunaient, l’autre en avait trop, il se saisit de la ration et la partagea en deux parts égales, il en fut convenu ainsi tous les jours. L’autre s’appelle Albin, il avait volé lui aussi, les deux hommes étaient l’un pour l’autre un univers particulier dans lequel ils partageaient tout. Un jour, il eut décision prise de changer Albin de quartier, M-D en avait décidé ainsi, Claude supporta difficilement la séparation et tenta de persuader le directeur de lui rendre Albin. Les deux personnages se heurtent en permanence. Pourquoi avoir changé Albin de quartier, quelle est la raison de tant d’agressivité, Claude devait se contenter d’un simple -parce que-. Le directeur l’affronte, sauf que dans ce duel les deux adversaires ne partagent pas les mêmes chances de réussite. Sa position de détenu impose une limite à ne pas franchir, aussi va-t-il être tenté de s’affranchir de cette limite. Claude fixe au directeur une date à partie de laquelle il lui donne neuf jours pour lui rendre Albin. M-D ne s’en préoccupe pas. Il y a élaboration d’un plan, il réussit à se procurer une hache et des ciseaux, le rendez-vous est fixé pour vingt-une heures. Le directeur est là, Claude l’attend, le prévient une dernière fois et lui arrache la vie de cinq coups de hache. Il faut en finir avec l’autre maintenant, Claude se crève la poitrine avec les ciseaux, ceux de sa femme. Claude vit, et admet son crime. Ses camarades avoueront les faits et Claude sera condamné à la peine de mort. Voilà comment l’État se priva de cette belle tête. .